jeudi 20 septembre 2012

Percht : The Aftermath of a Velvet Season

Un Post-Black épique et mélodique, largement maitrisé au potentiel extraordinaire...


Influencé par le Post-Black version Alcest, le Black Atmosphérique version Wolves In The Throne Room ou encore dans un registre plus sombre Agalloch, Percht est un one-man band belge fondé en 2010 en ne sortant sa première démo qu'en ce début 2012 sous le petit label Achtung! Records en format cassette, dénommé "The Aftermath of a Velvet Season". Rien que ce nom mélancolique et mystérieux ne peut que présager de bonnes choses et de la recherche, et c'est effectivement le cas puisque cette démo a le dangereux pouvoir de nous envouter complétement jusqu'à la fin.

Dès le début du premier titre éponyme au nom du projet, on retrouve un tas d'influences derrière ces lignes de guitares au son assez "raw" sans être trop crade faisant largement penser à des combos tels Drudkh ou Bathory, avec un petit coté épique souvent assez bien relevé et très appréciable, ainsi que ce chant black puissant et très émotionnel, au tendances proches de Summoning mais parfois plus sombre, et très variable, que ce soit dans un même registre black qu'en passant en clair, celui-ci souvent plus mis en fond, mais aux relents mélancoliques, comme dans "Celestial Wanderer", "Oceans in Grey" ou "Earth as Wave", celui de ce dernier absolument sublime à tout les points, sauf peut-être sur la fin où on voit que Ferré c'est un peu emballé...

Mais le belge ne s’arrête pas là et décide de nous fournir diverses ambiances toutes plus innovantes les unes que les autres, alternant entre Black Avantgardiste violent et puissant comme dans "Shallow Uncertainty" et bien d'autres et Black Atmosphérique plus sombre, mais toujours, toujours extrêmement mélodique, que ce soit à partir de simple guitare acoustique plutôt shoegazienne comme dans "Oceans in Grey" ou " Earth as Wave" que de riffs blacks endiablés, peu importe, chaque titre se veut prenant et assez puissant pour, comme je l'ai dit, nous accrocher jusqu'au bout et nous faire oublier ces conséquentes 51 minutes pour une simple première démo.

Il est donc impossible de pouvoir en rester là, raison pour laquelle on ne peut qu'en demander plus, car ce one-man band possède un talent remarquable au grand potentiel, qui le fait totalement se démarquer de la scène Black de ces dernières années, car proposant tout ce que demande un amateur de ce type de son: de belles mélodies mélancoliques, des guitares ni trop clean ni trop raw, un chant black varié et puissant...
A surveiller de très très très près, la scène métal belge aurait peut-être enfin trouvé le digne successeur de Enthroned et autres légendes,  Percht étant un projet au futur prometteur et maitrisant parfaitement son art, vivement donc un éventuel premier album...

Béon. 17/20




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