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mardi 7 février 2012

Chaos Divine : Avalon

Un premier album pas vraiment parfait mais qui laisse de bonnes traces...



L'année 2008 pour le Death Mélodique aura été une année ponctuée de sorties de nombreux albums tous critiqués plus ou moins positivement par la critique tels "A Sense of Purpose" d'In Flames, "Minus Exitus" de Dark Age, "HolographicUniverse" de Scar Symmetry ou encore "Signs of Existence" de MyGrain. 
Et puis aussi "Avalon" de Chaos Divine qui passa totalement inaperçu en Europe mais qui fit fureur en Australie, le groupe recevant même le célèbre "West Australian". 

La très mauvaise qualité sonore du premier EP "Ratio" avait rendu la musique de Chaos Divine quelque peu grincheuse, et pourtant, ce petit "Avalon" nous apporte un peu d'originalité et de fraîcheur pour cette année pleine de sorties et avec pour le coup un son excellent, le groupe se faisant finalement produire par le petit label américain Firestarter Records. 

Le groupe nous présente là un artwork assez mystérieux et attirant, on peut d'ors et déjà faire le rapprochement avec le titre de l'album "Avalon" car cette étrange ville située sur cette ampoule pourrait avoir de nombreuses significations comme l'apparition au grand jour de l'île mystérieuse d'Avalon dans la littérature arthurienne. 

On retrouve le bon Death Mélodique aux ambiances Heavy Métal ou Post-Rock que "Ratio" avant tant bien que mal fait découvrir avec le puissant growl de Dave Anderton ainsi que son doux et mélodique chant clair. Celui-ci est vraiment sublime sur certains titres car Dave arrive vraiment bien à monter dans les aigus ou à redescendre dans le grave avec une facilité déconcertante, rendant son chant aussi délicat que poignant, mais il est aussi le gros point faible d'Avalon : un peu maladroit, il est souvent mal placé et a tendance à faire "tache" dans certains titres tels "Refuse the Sickness" où il brise l'ambiance catchy qu'avait apporté les riffs entraînants et le growl, ou encore au début de "Contortion" où ce n'est pas encore le top afin de nous plonger dans l'album puisque les transitions chant death/clair sont comme pour "Refuse the Sickness", un peu brutales et inattendues... 

Mais rassurez vous, le groupe se rattrape vraiment bien avec "Avalon" et "Alone in the Sky", des ballades très atmosphériques grâce au calme et mélodieux, aux influences Rock Progressif à la Riverside ou encore Post-Rock à laOrpheus. La guitare sèche est très discrète et les claviers rendent l'atmosphère planante, ce titre permet de terminer l'album tout en douceur!! 

Au niveau des refrains de "Brand New Eyes" et "Narcosis", ça n'est pas encore parfait puisque l'on retrouve les mêmes "petites" maladresses du début mais c'est déjà mieux vu que l'on arrive à rester concentré sur la musique jusqu'à la fin, l'instrumental restant très maîtrisés tels la batterie cadencée et violente et les riffs toujours aussi mélodieux et techniques, très complexes. 

Les titres "Narcosis" et "Rapture" peuvent être considérés comme les plus brutaux de l'album avec un chant death ravageur et une basse et une batterie très mises en avant, et plutôt assez violentes elles-aussi. Une belle preuve d'amélioRation au sein même de l'album. 

Les solos sont quand à eux bluffants et on a tendance à parfois plus s'intéresser à l'instrumentation qu'au chant, donc à ce niveau là, Chaos Divine offre du grand Death Mélodique de haute volée largement à la hauteur des grands Insomnium ou même Kalmah!! 

Un album qui peut autant décevoir que surprendre, mais dans les deux cas qui ne laissera pas indemne à la fin de l'écoute. 

Béon. 15/20


lundi 12 décembre 2011

Chaos Divine : The Human Connection

Un album à la limite de la perfection...


Et bien voilà ! 
Pour une première chronique, je n'ai pas choisi le plus simple : 
Chaos Divine, un groupe qui nous vient d'Australie, très peu connu, mais qui en vaut la peine. 
L'univers du Death Mélodique a bien bougé ses dernières années, avec l'arrivée de nombreux groupes, mais Chaos Divine a su se démarquer de tous, avec un style bien à lui. 
L'album "Avalon" sorti en 2008 aura certainement marqué les esprits, mais "The Human Connection" est bien meilleur : il fait partie de ces albums que les groupes ne produisent qu'une ou deux fois dans leur carrière. 

Commençons donc avec la première chanson : One Door. C'est effectivement la porte qui s'ouvre sur un univers différent, comme le montre la pochette, tirant vers la science-fiction. Tout commence calmement, la voix de Dave Anderton est douce, mélancolique, rien qu'à l'écoute de ces premières secondes, on se sent bien... Puis, le chant death : une vraie claque ! Il nous sort de nos rêveries, il est puissant, structuré, sans fuites. Le travail sur les guitares est remarquable, les autres instruments sont joués prodigieusement, Chaos Divine, en plus d'avoir un chanteur hors-pair, est doté d'excellents musiciens ! 

Les autres titres s'enfilent très vite, malgré leur longueur, tous plus mélodieux les uns que les autres. L'ambiance dégagée par ces premiers titres est très bonne, le style se rapprochant par moment autant de Dream Theaterque de Scar Symmetry. Arrivé au quatrième titre, "Chasing Shadows", on se surprend à fredonner l'air du refrain. Les deux chansons suivantes, "Beautiful Abyss" et "Silence", ne comportant pas de chant death sont tout ce qui représente Chaos Divine : la beauté. Leur nom est donc bien choisi puisque "Chaos" signifie la puissance dévastatrice du chant death et "Divine" la magnifique mélodie du chant clair. Les trois derniers titres sont très bons, "Astral Plane" surement le meilleur avec un refrain mélangeant chant death et clair en même temps, mélange plutôt bien fait puisque la voix death suit parfaitement les mélodies, ce qui pourrait parfois paraitre assez improbable. 

Le dernier titre "No Road Home (Solastagia)" pourrait décourager par sa longue durée, mais c'est presque le titre qui passe le plus vite de l'album, avec son atmosphère de métal progressif planant, alternant entre guitares acoustiques et riffs puissants malgré une certiane influence de Métal Atmosphérique . 
On s'étonne donc lorsque le disque arrête de tourner sur la chaine, et on se trouve déçu qu'il n'y en ai pas plus. L'album en question a donc tout ce qu'il faut pour ravir tout les amateurs de belles mélodies, de métal progressif ou encore de death mélodique : un chant totalement hors du commun, des guitares acérées mais très mélodiques, des instruments parfaitement annexés... Cet album innovant et bien travaillé (il aura fallu à Chaos Divine plus de deux ans pour le réaliser, ce qui peut paraître peu, mais le résultat est tout de même excellent) est surement la révélation de 2011 et marque le début d'une grande ère pour Chaos Divine. 

Béon. 19/20